
Je Salue l’ouverture de l’autoroute Dakar-Kaolack, effective depuis le 22 août 2026. L’État du Sénégal a tenu son engagement, et cette infrastructure améliore déjà la circulation, la mobilité et la logistique pour les Kaolackois, ainsi que pour les populations du sud et de l’est du pays. Félicitations aux autorités.
Mais cette réussite appelle une vigilance. La liaison prévoit une route 2×2 voies sur la Nationale 4, de la sortie de Kaolack jusqu’au centre ville. Or ces travaux n’ont pas été réalisés, et aucune voie de contournement n’a été proposée en attendant.
Les conséquences sont prévisibles :
• Hausse du trafic des poids lourds : l’autoroute attire davantage de camions vers Kaolack, avec une surcharge directe sur la RN4.
• Dégradation accélérée : cette route s’est déjà abîmée en l’espace de deux mois seulement.
• Insécurité et embouteillages : un mélange de poids lourds, de véhicules particuliers et de transport en commun sur une chaussée dégradée multiplie les risques d’accidents et les pertes de temps.
• Mauvaise image de notre commune : un voyageur qui quitte une autoroute neuve pour tomber sur une route défoncée garde surtout ce contraste en mémoire.

Je demande à l’État du Sénégal :
1. d’accélérer la réalisation du projet de la RN4 en quatre voies.
2. À défaut, et en attendant, d’aménager des voies de contournement, même sous forme de pistes ou de latérites, réservées aux poids lourds, afin de soulager la route nationale.
3. De mettre en place un contrôle de la charge à l’essieu pour limiter la dégradation de la chaussée.
4. Assurer un entretien régulier des tronçons déjà dégradés.
Une infrastructure moderne n’a de sens que si elle s’inscrit dans un réseau cohérent.
J’encourage l’État à poursuivre son effort jusqu’au bout, pour que Kaolack profite pleinement de cette ouverture.
Mbaye NGOM
Kaolack