
Le président de la Confédération africaine des organisations de pêche artisanale (Caopa), Gaoussou Gueye, hausse le ton face aux récentes déclarations de Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le chef de la FAO avait publiquement remis en cause la pêche sauvage, estimant qu’elle nuisait à l’environnement ainsi qu’aux revenus des pêcheurs, tout en invitant à observer une certaine réserve envers ses défenseurs.
Ces propos ont suscité une vive indignation au sein de la communauté maritime continentale. Au nom de l’ensemble des participants au sommet mondial consacré à ce secteur, Gaoussou Gueye rappelle que la pêche artisanale constitue le pilier nutritionnel et économique de millions de foyers africains depuis plusieurs générations.

Cette prise de position ferme vise à dissiper toute fausse rivalité avec le secteur de l’aquaculture. Les acteurs du littoral n’opposent pas les techniques de production, mais ils exigent une reconnaissance légitime de leur contribution fondamentale à la sécurité alimentaire du continent.
Soutenu massivement par les délégués du sommet et par Cheikh Fall, directeur des pêches maritimes du Sénégal, le porte-parole de la CAOPA lance un appel direct aux instances internationales. La démarche invite les dirigeants globaux à privilégier la concertation et l’écoute des travailleurs de la mer avant d’émettre des jugements sur la durabilité de leurs pratiques.
Mamour Fall