
L’Agence de Développement Municipal (ADM) a organisé, les 18 et 19 août 2026 à Saly, un atelier de formation consacré à l’engagement citoyen dans le cadre du Programme d’Appui aux Communes et aux Agglomérations (PACASEN). La rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs territoriaux et à promouvoir une participation accrue des citoyens dans la gestion des affaires locales.
« Nos territoires ne peuvent se développer durablement sans la voix et la participation active de leurs citoyens. Le PACASEN est né d’une ambition forte : donner aux collectivités territoriales les moyens de bâtir un avenir solide, transparent et inclusif. Les résultats obtenus, la confiance des acteurs et des bénéficiaires ainsi que le soutien renouvelé du Gouvernement témoignent de la pertinence de cette démarche », a assuré Paul Diatta Diagne, chargé de projet financier à l’ADM.
Ainsi, l’initiative s’inscrit dans la volonté de consolider les acquis du PACASEN, dont l’un des objectifs est d’améliorer la performance des collectivités territoriales dans la gestion des investissements publics et la fourniture de services locaux. Le programme entend également renforcer la viabilité financière des collectivités territoriales.
Durant l’atelier, les participants sont appelé à approfondir leur connaissance des mécanismes d’engagement citoyen et à travailler sur des outils permettant une mobilisation sociale plus efficace. L’objectif est notamment de former des acteurs capables de reproduire ces acquis auprès des autres parties prenantes dans leurs territoires respectifs.

De sept à quatorze régions
Selon M. Diagne cette nouvelle étape doit également permettre d’actualiser les sept premiers Plans d’action pour l’engagement citoyen (PAEC), élaborés en 2023 pour Dakar, Thiès, Matam, Saint-Louis, Diourbel, Ziguinchor et Tambacounda. Ces plans doivent désormais intégrer les enseignements issus de l’étude diagnostic ainsi que les enjeux liés à la résilience climatique.
L’ADM prévoit parallèlement l’élaboration de nouveaux PAEC pour Kolda, Sédhiou, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Kédougou et Louga. Ces plans devront définir, sur une période de douze mois, les priorités destinées à renforcer la participation citoyenne dans ces territoires.
Pour le chargé de projet financier à l’ADM, l’enjeu dépasse le cadre d’une simple formation. Il s’agit de consolider une culture de participation, de transparence et de responsabilité dans la gestion des projets territoriaux. Il a notamment rappelé que l’engagement citoyen constitue une exigence de transparence, de redevabilité et de durabilité.

Ousmane Sow, directeur de l’ARD de Saint-Louis et coordonnateur des directeurs des ARD, a insisté sur la nécessité de faire du développement local une véritable affaire des citoyens.
« C’est une exigence de l’heure au regard du Code général de la culture territoriale, mais surtout au regard des ambitions de nos autorités nationales, en tout cas de faire du développement local une affaire des citoyens. Sans engagement citoyen, on ne peut pas espérer avoir des processus transformationnels pour améliorer les conditions de vie de nos citoyens », insiste M. Sow.
Selon lui, la participation citoyenne doit permettre aux populations non seulement de formuler des observations sur l’action publique, mais également de contribuer à l’identification des problèmes et à la construction collective de solutions.
Il a toutefois relevé plusieurs contraintes susceptibles de limiter cette dynamique, notamment le déficit d’information et de communication, ainsi que les insuffisances en ressources humaines, techniques et financières au niveau des collectivités et des structures d’accompagnement.
Face à ces difficultés, l’approche défendue consiste à optimiser les ressources disponibles et à adapter les outils aux réalités du terrain. L’atelier de Saly doit ainsi servir de cadre pour tirer les enseignements de la première expérience, identifier ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré, avant de poursuivre le déploiement de l’engagement citoyen à l’échelle des territoires.
Adama Faye