
La mission de supervision du Projet de Développement Économique de la Casamance (PDEC) a été officiellement lancée ce 21 juillet par Moussa Bala FOFANA, Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoire. L’événement a réuni les autorités locales, l’ANRAC, la Banque mondiale ainsi que divers partenaires techniques et financiers. Cette rencontre concrétise une étape majeure dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne de placer le développement des territoires au centre de la transformation nationale.
Le PDEC s’impose désormais comme un modèle de réussite pour la décentralisation des politiques publiques. En plaçant l’action locale au cœur de sa démarche, le projet démontre que la consolidation de la paix passe par le progrès économique et la cohésion sociale.
L’impact des actions menées se traduit déjà par des résultats probants. Plus de 433 000 personnes bénéficient directement des investissements réalisés. En parallèle, 203 villages accueillant des populations de retour sont accompagnés, facilitant la réinstallation de plus de 6 700 ménages grâce à la réhabilitation d’écoles, de postes de santé et d’infrastructures locales.

Sur le plan des équipements, 324 infrastructures communautaires ont été construites ou réhabilitées, 131 kilomètres de pistes rurales ont été aménagés pour relier les zones de production aux marchés, et 3 300 hectares de vallées agricoles sont en cours d’aménagement.
L’emploi et la formation restent au cœur des priorités. Le projet a permis la création de 3 200 emplois locaux et la formation de 5 000 personnes afin de renforcer leurs compétences économiques. Ces avancées redonnent un véritable espoir aux collectivités locales en permettant aux femmes de développer des activités rentables, aux jeunes de trouver des débouchés professionnels et aux producteurs d’écouler plus facilement leurs marchandises.
Un changement d’échelle pour l’avenir
L’attribution d’un financement additionnel de 85 millions de dollars US marque un tournant fort pour la suite du programme. Ce soutien financier permettra d’accompagner plus de 500 000 personnes et d’étendre le réseau de pistes rurales jusqu’à près de 300 kilomètres.

La zone d’intervention s’élargira également vers le Pôle Sud-Est, notamment dans la région de Kédougou. L’accent sera mis sur le renforcement des chaînes de valeur agricoles afin de stimuler la transformation locale, d’attirer les investissements privés et de multiplier les opportunités d’emploi pour la jeunesse et les femmes.