
Regardons nos maisons, nos rues, nos marchés, nos hôpitaux, nos écoles, nos gares routières et ferroviaires, nos usines, nos stades, nos ateliers, nos plages, en un mot nos espaces publics. Sont-ils vraiment le reflet de ce que nous sommes en terme de citoyens soucieux de notre cadre de vie?
Certes, nous aimons profondément notre pays et nous en sommes fiers. Cependant, la fierté ne s’exprime pas simplement par des mots; elle doit se prouver par des comportements et des actes.
Il est évident que les déchets ne tombent pas du ciel; c’est nous qui les produisons. Nous sommes donc à l’origine de l’insalubrité publique.
Chers compatriotes, Il est temps de changer de paradigme et de comprendre que le déchet le plus facile à nettoyer, c’est celui qu’on ne jette pas. En outre, acceptons que ramasser un déchet qui ne nous appartient pas n’est pas une faiblesse : c’est plutôt un acte de leadership et d’amour pour sa communauté. Si chacun d’entre nous ramassait juste un déchet par jour, nos quartiers changeraient de visage.
Une nation propre n’est pas une nation qui nettoie sans cesse, c’est une nation où personne ne salit et qui transforme.
Le changement commence par nous-mêmes ici et maintenant.//
Magatte WADE Maire de Mékhé