Saint-Louis se réinvente : comment le SERRP transforme une ville en péril en modèle de résilience 

Sur le projet SERRP et les enjeux de résilience

Le SERRP est présenté comme l’un des projets les plus ambitieux de résilience côtière au Sénégal. Quelle est aujourd’hui sa portée réelle pour Saint-Louis ?

Le SERRP est sans doute l’intervention la plus structurante jamais conduite pour Saint-Louis sur les questions de vulnérabilité côtière. Rappelons que nous parlons d’un investissement total de 93,3 millions de dollars américains, mobilisés conjointement par l’État du Sénégal et la Banque mondiale, pour répondre à une urgence climatique qui menaçait directement la survie de milliers de familles installées sur la Langue de Barbarie.

Concrètement, 15 081 personnes vivant dans 538 concessions étaient exposées à des risques côtiers imminents. À ce jour, plus de 7 000 d’entre elles ont été définitivement relogées à Diougop dans des conditions dignes, avec 305 villas réceptionnées et 181 déjà livrées. Ce chiffre illustre mieux que tout discours la portée réelle du projet.

Mais la portée du SERRP va bien au-delà du relogement. Nous avons engagé simultanément la planification urbaine à long terme, avec un Plan Directeur d’Urbanisme et trois Plans Intercommunaux d’Urbanisme pour les communes de Saint-Louis, Gandon et Ndiébène-Gandiol. Nous avons mis en place un Système d’Alerte Précoce opérationnel. Nous avons initié un Plan de Résilience Climatique qui identifie cinq aléas majeurs et 10 actions prioritaires pour un investissement estimé à 73 milliards de FCFA. Saint-Louis, inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO, était en danger. Aujourd’hui, elle dispose des outils pour construire son avenir face au changement climatique.

 En quoi ce projet dépasse-t-il la simple question du relogement pour devenir un véritable projet de transformation urbaine et sociale ?

C’est précisément la question qui nous tenait à cœur dès la conception du projet. Reloger des familles sans les accompagner dans leur reconstruction sociale et économique n’aurait été qu’une réponse partielle, voire insuffisante.

Dès 2021, nous avons lancé des projets socio-économiques (les PROSE ) en faveur des jeunes et des femmes relogés à Diougop, dans des filières porteuses comme le mareyage, la transformation halieutique, la couture, la coiffure, le maraîchage ou encore la centrale d’achat. À travers le PROSE FAIS, ce sont 200 jeunes issus des familles sinistrées qui ont bénéficié d’une formation technique auprès de structures partenaires comme le CFP, le CRFP et le CIPA. Au total, 286 jeunes et femmes ont été formés, avec un budget dédié à la restauration des moyens de subsistance de 3 milliards de FCFA.

Nous allons construire également une Zone d’Aménagement Économique de Diougop  (la ZAED)  avec des unités de pisciculture, d’aviculture et d’arboriculture, pour permettre aux familles, notamment aux pêcheurs éloignés de la mer, de trouver de nouvelles sources de revenus sur place. Le volet urbanistique, avec les plans intercommunaux et le Plan de Résilience Climatique, fait de Diougop et de son environnement un territoire pensé pour les prochaines décennies. Ce n’est pas simplement un site de recasement ; c’est la fondation d’un nouveau projet de vie pour des milliers de Sénégalais.

Saint-Louis est particulièrement exposée aux effets du changement climatique. Comment l’ADM intègre-t-elle la question de la résilience climatique dans ses interventions ?

Saint-Louis cumule en effet toutes les vulnérabilités climatiques : l’avancée de la mer, l’érosion côtière, la submersion marine, la salinisation des terres et les inondations fluviales et pluviales. Vingt pour cent des zones urbaines sont fortement exposées aux crues du fleuve.

Face à cela, l’ADM a adopté une approche systémique et multi-scalaire. Dans le cadre du SERRP, nous avons élaboré de manière participative un Plan de Résilience Climatique — en consultant 367 personnes à travers 9 ateliers et 30 réunions — qui identifie 25 propositions d’actions, dont 10 prioritaires. Parmi elles, le prolongement du canal du Gandiol pour limiter les inondations, évalué à 25 milliards de FCFA, est la demande la plus récurrente des communautés.

Nous avons également déployé un Système d’Alerte Précoce opérationnel, en partenariat avec l’ANACIM, les collectivités et les médias locaux. Ce système permet une diffusion rapide de l’information en cas de risque. Des sessions de formation des forces de sécurité sur les techniques d’intervention d’urgence ont été organisées, ciblant 35 soldats. Enfin, nous avons élaboré un Plan d’Urbanisme Directeur pour Saint-Louis et trois Plans Intercommunaux d’Urbanisme pour une planification territoriale résiliente à long terme. La résilience ne se décrète pas, elle se construit dans la durée avec toutes les parties prenantes.

Sur les logements sociaux de Diougop

 Plus de 300 logements sont déjà réalisés à Diougop. Où en est exactement le processus de relogement des populations de la Langue de Barbarie ?

Nous avons franchi une étape décisive. Sur les 305 villas réceptionnées à Diougop, 181 ont déjà été livrées à leurs bénéficiaires, ce qui représente 7 000 personnes définitivement relogées. Aujourd’hui même, de nouvelles familles reçoivent les clés de leur nouveau foyer lors de cette cérémonie inaugurale.

Le relogement s’est opéré en plusieurs vagues successives, avec un accompagnement social étroit à chaque étape. Les deux derniers lots de logements — les lots 4 et 5, confiés aux entreprises BATILUX et COTRACAB — sont en cours d’achèvement, avec une livraison prévue en début 2026. En parallèle, la quatrième et dernière vague de relogement, concernant 136 familles supplémentaires, est programmée pour le premier trimestre 2026.

À terme, l’objectif est d’accueillir 15 000 personnes sur le site de Diougop, sur 14 hectares aménagés dans la commune de Gandon. Nous procédons également aux opérations de démolition des structures situées sur la bande des 20 mètres de la Langue de Barbarie, pour sécuriser définitivement cette zone et permettre sa requalification. L’entreprise KELIMANE a reçu ses ordres de service, et les premières sommations ont été signées par le Préfet de Saint-Louis. C’est une page historique qui s’écrit.

 Comment l’ADM a-t-elle travaillé pour obtenir l’adhésion des populations concernées, parfois très attachées à leurs quartiers historiques ?

C’est peut-être le défi le plus humain de ce projet. On ne demande pas à des familles qui vivent depuis des générations sur la Langue de Barbarie — avec la mer comme cadre de vie, la pêche comme mode d’existence — de changer de monde du jour au lendemain. Cette dimension, nous l’avons prise très au sérieux.

Dès le départ, l’ADM a mis en place une Mission de Facilitation Sociale — le cabinet MSA — dont le rôle est d’assurer un dialogue permanent avec les populations, d’expliquer les étapes du projet, de recueillir les inquiétudes et d’y apporter des réponses concrètes. Nous avons organisé des forums communautaires, des visites guidées du site de Diougop pour que les familles puissent se projeter, des ateliers de concertation avec toutes les parties prenantes.

Nous avons travaillé à une approche participative dans l’élaboration du Plan d’Actions de Réinstallation, dans la mise en place des PROSE et des investissements communautaires. Les bénéficiaires ont eu un droit de regard sur les choix qui les concernent. Cette co-construction est le fondement de l’adhésion. Nous n’avons pas imposé ; nous avons convaincu, en montrant des réalisations concrètes. Les 7 000 personnes déjà relogées dans des conditions dignes sont notre meilleur argument.

Quels dispositifs d’accompagnement social et économique sont prévus pour aider les familles déplacées à reconstruire leurs conditions de vie ?

Le Plan de Restauration des Moyens de Subsistance — le PRMS — est le pilier de cet accompagnement, avec un budget de 3 milliards de FCFA dédié à soutenir les initiatives économiques des bénéficiaires. L’objectif est clair : le projet ne se termine pas à la remise des clés. Il continue jusqu’à ce que les familles aient retrouvé, voire amélioré, leur niveau de vie.

Concrètement, depuis 2021, nous avons lancé plusieurs PROSE dans des filières structurantes : le mareyage, la transformation halieutique, la couture, la coiffure, le maraîchage, la centrale d’achat. Ces projets sont portés par des groupements de femmes et de jeunes, avec un encadrement technique et un suivi assuré par la Mission de Facilitation Sociale et les équipes de l’ADM. Nous avons également mis en place des programmes de formation professionnelle : 286 jeunes et femmes ont été formés dans des domaines aussi variés que le BTP, l’électricité, le froid industriel, la pâtisserie, la sérigraphie et les arts décoratifs.

La Zone d’Aménagement Économique de Diougop — la ZAED — est conçue pour offrir de nouvelles sources de revenus, notamment grâce à une ferme intégrée avec des unités de pisciculture, d’aviculture et d’arboriculture. Pour les pêcheurs qui s’éloignent de la mer, c’est une alternative sérieuse. Et le marché moderne inauguré aujourd’hui représente un levier supplémentaire pour le développement économique local.

Certaines résistances subsistent encore. Comment gérez-vous ces situations sensibles ?

Soyons honnêtes : c’est l’un des aspects les plus délicats du projet. Sur les 117 sommations délivrées par le Préfet de Saint-Louis aux familles qui n’avaient pas encore libéré la bande des 20 mètres, 8 cas de refus ont été enregistrés. C’est une réalité que nous ne cherchons pas à minimiser.

Notre approche dans ces situations est toujours de privilégier le dialogue avant toute autre démarche. Le Mécanisme de Gestion des Plaintes mis en place dans le cadre du SERRP offre un espace formel pour que chaque personne affectée puisse exprimer ses griefs et obtenir des réponses. Nous organisons des réunions avec les autorités administratives, les chefs de quartier, les représentants des populations pour comprendre les motifs de réticence et y apporter des solutions adaptées.

Ces résistances ont souvent des motivations légitimes : l’attachement à un lieu chargé de mémoire, la crainte de perdre son activité de pêche du fait de l’éloignement, des inquiétudes sur la cohésion de la famille. Nous répondons à ces inquiétudes avec des faits : nous avons prévu des dispositifs de transport, des solutions d’insertion économique sur place, et nous continuons à renforcer les liens sociaux sur le site de Diougop. Le dialogue reste et restera notre principal outil.

Sur les infrastructures inaugurées

 Aujourd’hui, un poste de santé et un marché moderne sont également inaugurés. Pourquoi était-il important d’aller au-delà des logements ?

Parce que reloger des familles dans des logements sans services de base n’aurait été qu’un demi-succès. Un logement, c’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant pour constituer un milieu de vie digne. Les populations qui quittent la Langue de Barbarie doivent trouver à Diougop tout ce dont elles ont besoin pour vivre normalement.

Le poste de santé répond à un besoin fondamental. Nous installons plusieurs milliers de personnes dans un quartier en pleine expansion ; il était impensable de les laisser sans accès de proximité aux soins de base. C’est une question de droit, pas de confort. De même, le marché moderne que nous inaugurons aujourd’hui est un levier économique direct pour les familles relogées, qui avaient besoin d’un espace structuré pour développer leurs activités commerciales.

Cette approche intégrée est au cœur de la vision du SERRP : créer non pas un camp de recasement, mais un vrai quartier, avec ses équipements, ses services, son économie propre. C’est ce qui transforme un projet de relogement d’urgence en un projet de développement urbain durable. Et c’est précisément ce modèle qui a suscité l’intérêt du ministre Moussa Bala Fofana, qui a déclaré vouloir s’en inspirer pour le Programme National d’Accès au Logement.

  Peut-on dire que Diougop est appelé à devenir un véritable nouveau pôle urbain ?

Oui, sans hésitation. Diougop n’est pas destiné à rester un site de relogement résiduel ; c’est un territoire en construction qui a vocation à devenir un pôle urbain à part entière, intégré à la commune de Gandon et à l’agglomération de Saint-Louis.

Regardons ce qui se construit : 14 hectares aménagés, 305 villas déjà réceptionnées avec une capacité d’accueil de 15 000 personnes, un poste de santé, un marché moderne, un collège, une école primaire et préscolaire, une mosquée, un centre socio-éducatif. Ajoutez à cela la Zone d’Aménagement Économique, des espaces verts, un aménagement paysager en cours — c’est la structuration d’un quartier complet avec ses équipements structurants.

Nous avons également engagé la planification urbaine de ce territoire à travers les Plans Intercommunaux d’Urbanisme qui couvrent Gandon, Ndiébène-Gandiol et Saint-Louis. Diougop est pensé dans une logique de continuité avec les communes environnantes, avec des connexions en termes de voirie, d’assainissement, d’accès aux services. Dans dix ans, Diougop sera un quartier de référence dans la région de Saint-Louis.

 Quels autres équipements structurants sont prévus dans cette zone d’accueil ?

Au-delà du poste de santé et du marché inaugurés aujourd’hui, le programme d’équipements de Diougop est très complet. La construction d’un collège d’enseignement moyen et d’une école primaire et préscolaire est en cours, avec deux entreprises qui ont démarré les travaux depuis septembre 2025 pour une durée d’exécution de sept mois. Une mosquée est également en construction, ainsi qu’un centre socio-éducatif.

Sur le plan économique, la Zone d’Aménagement Économique de Diougop — la ZAED — est conçue pour accueillir une ferme intégrée avec des unités de pisciculture, d’aviculture et d’arboriculture. Des places publiques et des espaces de vie collective sont également prévus, pour favoriser la cohésion sociale dans ce quartier multiculturel, qui accueille des populations venues de différents quartiers de la Langue de Barbarie.

Enfin, des Projets d’Investissement Communautaires — les PIC — sont initiés pour l’accès aux services essentiels, dont un service de gestion des ordures ménagères déjà opérationnel. L’objectif est que Diougop devienne un territoire auto-entretenu par ses habitants, sous l’encadrement de la commune de Gandon. Chaque équipement est pensé non seulement pour répondre à un besoin immédiat, mais aussi pour être géré durablement par la communauté elle-même.

Gouvernance et financement

Le projet mobilise des financements très importants de la Banque mondiale et de l’État du Sénégal. Comment l’ADM veille-t-elle à la transparence et à l’efficacité dans l’exécution des projets ?

La redevabilité est au cœur du mandat que l’ADM exerce en tant qu’entité d’exécution du SERRP. Nous rendons compte à l’État du Sénégal, à la Banque mondiale et aux populations bénéficiaires. Cette triple redevabilité impose une rigueur sans concession dans notre gestion.

Concrètement, nous avons mis en place des tableaux de bord actualisés quotidiennement sur les décaissements et la passation des marchés. Une base de données des fournisseurs est régulièrement mise à jour, avec un suivi des performances et des signalements des défaillances à la DCMP et à l’ARCOP dans les rapports annuels. La Banque mondiale reçoit des Rapports Financiers Intermédiaires réguliers, et le Comité Régional de Pilotage supervise les orientations stratégiques du projet.

Nous publions également des rapports semestriels — dont le treizième est le document de référence actuel — qui détaillent l’avancement de chaque activité, les difficultés rencontrées et les mesures correctives. Ce rapport semestriel est partagé avec tous les partenaires. Lorsque des problèmes surviennent — et ils surviennent dans tout projet de cette envergure — nous les documentons, nous les analysons et nous prenons les décisions nécessaires. La transparence n’est pas un discours ; c’est une pratique quotidienne dans notre mode de fonctionnement.

 Quel regard portez-vous sur le partenariat entre l’ADM, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers ?

Ce partenariat est fondamentalement ce qui rend le SERRP possible et crédible. Aucune institution, aussi compétente soit-elle, ne peut conduire seule une transformation de cette envergure. La force du dispositif institutionnel du SERRP réside précisément dans son caractère multi-acteurs.

Avec la Banque mondiale, nous avons construit une relation de travail exigeante mais fructueuse. Les Avis de Non-Objection qu’elle délivre garantissent la conformité de nos procédures aux standards internationaux. Avec l’État du Sénégal, et notamment le Ministère de l’Urbanisme, nous bénéficions d’un portage politique fort, qui s’est traduit par une mobilisation régulière des fonds de contrepartie.

Avec les collectivités territoriales — les communes de Saint-Louis, Gandon et Ndiébène-Gandiol — ainsi que le Gouvernorat, la Préfecture et l’Agence Régionale de Développement, nous travaillons en concertation permanente. La commune de Gandon, en particulier, est le maître d’ouvrage des équipements collectifs à Diougop. Et l’Agence de Développement Communal joue un rôle clé de proximité auprès des populations locales. Ce partenariat, que j’appelle un partenariat de territoire, est le modèle que nous devons généraliser pour tous les grands projets de développement urbain au Sénégal.

Perspectives et avenir de Saint-Louis

 Une deuxième phase du projet est annoncée. Quelles seront les prochaines priorités pour Saint-Louis ?

Plusieurs chantiers majeurs vont occuper les prochains mois. D’abord, l’achèvement du programme de logements : les lots 4 et 5 confiés à BATILUX et COTRACAB doivent être livrés en début 2026, et la dernière vague de relogement — la quatrième — concernant 136 familles est prévue pour le premier trimestre 2026. Chaque famille doit trouver son logement dans les délais.

Ensuite, les opérations de démolition et de requalification de la bande des 20 mètres de la Langue de Barbarie doivent se poursuivre. C’est une étape essentielle : cette bande libérée sera aménagée pour servir de zone tampon et de couloir de résilience côtière. L’entreprise KELIMANE est mobilisée pour ces travaux.

Sur le plan des études, nous devons finaliser l’Avant-Projet Détaillé de la solution durable de gestion des risques côtiers, qui déterminera les investissements de protection à long terme pour la Langue de Barbarie. Les trois Plans Intercommunaux d’Urbanisme pour les communes de l’agglomération doivent également être finalisés et approuvés. Enfin, le Système d’Information Territoriale de Saint-Louis sera opérationnalisé pour doter la ville d’un outil moderne de gestion urbaine. Ce sont des bases solides pour les prochaines générations.  

À terme, quelle vision portez-vous pour Saint-Louis face aux défis climatiques et démographiques ?

Ma vision pour Saint-Louis, c’est celle d’une ville qui aura su se transformer face à l’adversité climatique pour devenir un modèle de résilience urbaine en Afrique. La ville la plus vulnérable du continent peut devenir la plus avant-gardiste dans sa réponse au changement climatique. Ce n’est pas une utopie : les fondations sont déjà posées.

Le Plan de Résilience Climatique que nous avons élaboré, avec ses 10 actions prioritaires et ses 25 propositions, trace la feuille de route. Un investissement de 73 milliards de FCFA est nécessaire pour le financer intégralement — c’est le prix de la sécurité de Saint-Louis et de ses habitants pour les décennies à venir. Les plans intercommunaux d’urbanisme permettront de structurer la croissance de l’agglomération en intégrant les risques climatiques dès la conception. 

La vision, c’est une Saint-Louis où les quartiers historiques de la Langue de Barbarie sont protégés et requalifiés, où Diougop est devenu un quartier vivant et prospère, où les populations ont retrouvé leurs moyens de subsistance et même élargi leurs horizons économiques. C’est une Saint-Louis qui ne subit plus le changement climatique mais qui s’y adapte avec intelligence, avec ses habitants comme premiers acteurs. Le ministre Bala Moussa Fofana a dit de notre modèle qu’il était réplicable à l’échelle du continent c’est une responsabilité que nous assumons pleinement. 

DR. MAMOUTH DIOP

Directeur Général de l’Agence de Développement Municipal (ADM)

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